Un groupe de dilettantes tente de dealer ses bons plans en matière de livres, sorties, voyage, jeux et gastronomie...
dimanche 22 avril 2012
La sorcière d'Exmoor
dimanche 1 avril 2012
Collec-thés

Certains tombent dans une marmite de potion magique petit, moi c'était dans le bol de thé de ma mère, vers l'âge de 6 ans. Certes, je n'ai pas le palais délicat que l'on prête ordinairement aux amateurs du breuvage, mais j'ai une véritable passion pour les thés noirs, blancs, rouges, parfois verts ou jaunes, aux fleurs, aux fruits, au riz, fumé, etc... Et dès que je m'installe quelque part, ma quête est de trouver LE thé au caramel sans lequel aucune bonne journée ne peut commencer. J'ai depuis quelques mois en tête de me constituer ma collection parfaite de thés, à partir des 13 boites que j'ai à la maison. Voici les quelques adresses parisiennes où je furète pour accomplir cette mission :
Un coup de cœur pour la brulerie Lanni, 125 avenue de Clichy. Dans sa boutique très étroite, la propriétaire, gentille et souriante, propose thés, cafés, chocolats et autres douceurs. Elle a en particulier un thé au caramel et un thé pêche de vigne qui valent largement une traversée de Paris.
A deux pas de Beaubourg, Lapeyroni offre 65 variétés de thés, plus parfumés les uns que les autres. C'est aussi une bonne adresse pour déguster un café, avec les conseils du torréfacteur.

Plus connu, Dammann frère propose des mélanges fameux comme «Paul et Virginie» ou «Charlotte au chocolat», des grands classiques de qualité dont un thé au jasmin qui sent divinement bon. Il y en a pour tous les nasaux et toutes les bourses. On retrouve leurs boutiques rue Mouffetard ou cours saint Emilion et leur produits dans de nombreux salons.
Très accessible, le Palais des thés possède une très large gamme; difficile de ne pas y trouver son bonheur. On peut varier les plaisirs autour de classiques comme l'Earl Grey qu'ils déclinent en blue of london, grey flower, mais aussi en thé sencha ou rouge. J'ai un gros faible pour leur genmaicha.
Enfin, l'ultra chic mariage frère. C'est beau, c'est bon, mais c'est un peu guindé pour moi. Cela dit, ils ont vraiment des thés verts parfumés fantastiques, comme le Russian star.
dimanche 20 novembre 2011
La culture

Désemparée, je suis arrivée au Virgin des champs sans plus avoir de sf à me mettre sans la dent : fini Asimov, Zelazny, Holdstock, Simmons... Or ce magasin abrite un trésor au dernier étage : un vendeur passionné. Il m'oriente vers Iain Banks et son cycle de la Culture.
C'est du space opéra avec tous les ingrédients : vaisseaux spatiaux de tailles continentales; robots aux facultés démultipliées; races étranges qui se croisent aux confins des galaxies... La grande originalité du cycle est la civilisation imaginée avec beaucoup de détails par Banks. La Culture est une société qui dérive à bord de bâtiments aussi grands que des planètes, d'une tolérance sans limite; sans politique particulière, prise de pouvoirs, conflits, ou argent; où les êtres vivants, organiques ou mécanique, travaillent éventuellement pour le plaisir mais sans nécessité; le tout étant administré par les Mentaux, sorte de machines aux capacités de calcul infinies. Alors qu'elle dérive tranquillement dans l'univers, la Culture absorbe peu à peu d'autres sociétés, suffisamment ouvertes et évoluées. Dans le processus, la Culture fait intervenir son unité Contact, qui prépare le terrain et protège les secrets de la Culture. C'est là que le masque de société idéale laisse entrapercevoir un aspect plus cynique, où des drones légèrement psychopathes et des mercenaires peu scrupuleux infiltrent des mondes avec pour mission de les faire pencher «dans la bonne direction». Ce irrite les espèces les plus fières et belliqueuses et mène aux différentes évènements relatés dans chacun des 8 tomes du cycle.
Pour l'instant, je n'ai lu que le tome 1 (l'homme des jeux) et je suis dans le 3 (une sorte de guerre).
L'homme des jeux raconte comment un expert en jeux un peu blasé accepte d'intégrer Contact pour participer à un tournois dans l'empire d'Azad. Ces derniers ont eu le raffinement de créer le jeux le plus complexe jamais imaginer, tout en cultivant des mœurs sadiques. Le roman met en balance le champion de la culture, Gurgeh; et le monde d'Azad extrêmement hiérarchisé.
Une sorte de guerre adopte le point de vue d'un ennemi, un des derniers métamorphes, qui se range au coté des Idirans dans la guerre qu'il les oppose à la culture, et a pour mission de récupérer un Mental qui s'est échappé sur l'intouchable planète de morts.
Je suis un peu mitigée sur le cycle : le fond de l'histoire est fascinant, les scénarios bien pensés et les personnages intéressants; mais j'ai du mal avec le style assez lent de l'auteur. De plus, je n'arrive pas toujours à traduire ses descriptions en paysages mentaux et à me laisser emporter dans l'action. Çà vaut le coup d'essayer et de voir si la plume de l'auteur convient à sa sensibilité. Un grand avantage, il semble que chaque livre peut se lire indépendamment.
Kimi wa petto

jeudi 27 octobre 2011
Maliki
Pourquoi un tel engouement ?
1) Les chats !
Véritables stars de la série, au grand désespoir de l'auteur/dessinateur d'ailleurs, les deux chats qui font partie des personnages principaux sont souvent dépeints dans leurs facéties quotidiennes, provoquant une identification du lecteur envers le personnage de leur pauvre "humain de compagnie" (pour reprendre l'expression d'une amie), Maliki.
Illustration : Instinctus felis
2) Génération Club Do
Encore un point qui agace l'auteur, mais une autre raison de son succès est très certainement le style de dessin inspiré par les mangas et les nombreuses références aux dessins animés d'enfance de notre génération d'adulescents geeks.
Illustration : Otakus au taquet
3) Quotidien surréaliste
Un style d'humour que j'apprécie tout particulièrement et qui est très présent chez Maliki, c'est l'exagération surréaliste des péripéties du quotidien et des souvenirs d'enfance, laquelle entraîne à nouveau l'identification du lecteur, renforçant l'accorche des points 1) et 2).
Illustration : Poste mortem
4) Une pointe de cynisme social
La touche finale : un regard à la fois aigri et lucide sur notre espèce et les dysfonctionnements de notre société, d'où renforcement des points d'accroche 1), 2) et 3).
Illustration : Karma Express
Avec tout cela, on en oublie parfois que le personnage a les cheveux roses...
Alors, accros ?
Site officiel : http://maliki.com
BD : 5 tomes publiés à ce jour chez Ankama Editions


