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lundi 13 juin 2011

1000ème!

Non, pas 1000ème post sur ce blog.
Ni, 1000ème victoire en combat de pouces singulier entre le pango et le crapo.

Non.

C'est le 1000ème Invader à se poser dans Paris. Lieu de l'atterrissage: La Générale, dans le XIème (oui, désolé, c'est encore à Paris).

Invader, c'est un artiste français, qu'on peut découvrir dans "Faites le mur" (cf une chronique antérieure), ou au détour d'une rue à Paris, Bilbao, Perth, NY, LA, Katmandou, Tokyo, Nantes ou Montpellier (entre autres)... 

Ses oeuvres: des mosaïques où chaque carreau correspond à un pixel, l'ensemble représentant un des envahisseurs de l'espace du jeu space invader, à l'origine. Depuis, il a fait évoluer son concept: ajout de personnages d'autres jeux, puis initiation du mouvement rubikcubiste, où les pixels sont formés par une face d'un jouet type rubik's cube*.

Les photos des 1000 y sont exposées, on peut y manger des gaufres en forme de space invaders, et même y acheter des autocollants, pour 1€, qui sont techniquement des oeuvres d'art (édités qu'à 1000 exemplaires).

Une belle petite expo, gratuite, ouverte tous les jours sauf le lundi de 12h00 à 20h30, dans les locaux de la générale (14 bvd Parmentier, métro Voltaire) et ce jusqu'au 2 juillet.

Pour ce qui ne connaissent pas, allez jeter un coup d'oeil à la galerie picasa des photos qu'on y a prises!

* pas de vrai rubik's cubes, mais des copies chinoises parce que ça coûtait trop cher vu la quantité qu'il utilise?

samedi 30 avril 2011

Valencia!

Valence! Pas la préfecture de la Drôme, mais la 3ème ville espagnole, berceau de la Paella et de la Horchata (ou orxata de chuffa pour les valenciens, sorte de lait végétal sucrée élaborée à partir de tubercule de souchet, si si on n'invente pas).

Cathédrale, de nuit.
La ville, située à 2h de Paris en avion (comptez autour de 100-150€ aller-retour), résulte d'une intégration harmonieuse de 20 siècles d'histoire. Fondée à l'époque romaine (dont les restes sont admirablement exposés dans la ville sous les glaces), elle a ensuite connue 
  • une période chrétienne (d'où la multitudes des édifices religieux), 
  • l'hégémonie musulmane sur Al-Andalus (dont il reste quelques touches çà et là, comme les thermes médiévales),
  • la Reconquista (la ville a été reprise par le Cid, oui, celui qui a du cœur), 
  • la Renaissance (qui forme l'essentiel du corpus architectural) et la Révolution industrielle. 
On y croise également des bâtiments Art Nouveau, Art Déco et des construction typiques XXIIème siècle (au moins), comme la cité des Arts et des Sciences. Idéal donc pour les fondus d'architecture.

Extraterrestre allant nourir le parc-mètre pour son vaisseau spatial.
Officiellement, ce vaisseau spatial est le musée des beaux arts,
 mais nous ne sommes pas dupe
Les amateurs de nature seront aussi servis, puisque, du nord de la vieille ville à l'hypermoderne cité des Arts et des Sciences, serpentent des jardins, installés dans l'ancien lit de la Turia, détournée après la grande inondation de 1957. Ceux-ci rappelle la tradition Maure, où tous les sens sont ravis : bruit des fontaines pour l'ouïe, variétés des espèces végétales pour la vue, feuilles soyeuses ou lisses pour le touché, arbres fruitiers pour le goût et enfin multitudes d'essences odorantes pour le nez (fleur d'oranger, une fantastique roseraie...).



Baños del Almirante
Si vous n'aimez ni architecture ni verdure, mais que vous avez un fouet, un chapeau de cowboy et que vous détestez les nazis, vous pouvez explorer la cathédrale. Vous y trouverez sans trop de problème un des potentiels Graal. Si vous pensez qu'une coupe aussi richement ornée était un peu hors du budget d'un charpentier, vous pouvez toujours grimper les 63m de la tour (le Micalet) pour profiter d'une vue sur l'intégralité de la vieille ville. De là, à 10 minutes à pieds, le marché de la soie, le marché central, les anciens bains (Baños del Almirante) ou les fouilles des ruines de la valence romaine. Valencia est également une ville de culture avec de nombreuses expositions, dont une en ce moment très complète sur les labyrinthes (jusqu'à fin mai).

Crapahuter dans la ville en long en large et en travers, ça creuse et ça donne soif... ça tombe bien, c'est le pays de l'orxata et des tapas, la charcuterie est juste fabuleuse (mention spéciale pour les jambons serrano et iberico). A ce propos, une très bonne adresse découverte par hasard, juste en dehors de la vieille ville: la Tableria. On y commande des assortiments de tapas, de fromages, de charcuterie servis sur des planches ( pour 2 à 6 personnes) à des prix très abordables. On peut ensuite finir dans l'un bars branchouilles et concepts de la Conde de Altea.

Une très bonne excursion pour un long weekend, où chacun pourra trouver de quoi satisfaire ses envies sans se ruiner.

Japon royaume des personnages

Si comme moi vous ne passez par le Champ de Mars que lors de la visite de la grand tante Praxède ou celle d'un correspondant allemand, vous n'allez pas souvent à la maison de la culture du Japon à Paris. Et c'est bien dommage.
En ce moment s'y tient une exposition gratuite sur les personnages dans la culture japonaise. Ils sont omniprésents depuis la naissance dans les années 50-60 de Astro-boy et d'Ultraman. Que l'on collectionne les Pokemons, que l'on se transforme en créature rose à paillete à l'adolescence (Kawaï), que l'on tombe amoureux d'une taie d'oreiller à l'effigie de Sailor Moon ou que l'on élise la mascotte de sa province, les personnages remplissent la vie des japonais, toutes tranches d'âge confondues. Plusieurs d'entre eux (les Pokemons, Albator...) sont devenus des ambassadeurs de la culture japonaise à l'étranger au travers des mangas, exportés en Occident (en particulier en France) depuis le début des années 80.
Cette expo se propose dans une première partie de retracer l'apparition de personnages clefs dans les différentes décennies, de brosser un tableau culturel succin du Japon de l'époque et d'expliquer un lien entre les deux. Par exemple, suite à l'explosion de la bulle économique (dans les années 90), on voit émerger des personnages « mous » (dans le texte) et plus rassurants comme cet adorable-trop-kawaï-je-craque-complètement-oui-je-suis-une-fille « Tare Panda » (littéralement panda paresseux). Puis on a l'occasion de regarder quelques des courts métrages amateurs diffusés sur internet et des clichés de l'intégration des personnages dans la vie quotidienne des japonais.
Maintenant l'expo est très courte (compter 30 mn), il ne faut pas s'attendre à y voir déballer une analyse socio-culturelle complète du phénomène. Elle se termine le 21 mai et les portes sont ouvertes de 12h à 19h du mardi au samedi, sauf le jeudi où ils font nocturnes jusqu'à 20h. C'est également ouvert jusqu'à 23h pour la nuit des musées (14 mai).
C'est peut être également l'occasion, pour mes confrères toqués de culture japonaise, de jeter un coup d'œil à leur programmation cinématographique (entrée 2-4euro, donc beaucoup plus abordable qu'une séance de ciné classique, qui veut venir avec moi au « Japan horreur »?) ou encore à leur cycle de conférences.