jeudi 27 octobre 2011

Maliki

Maliki, au départ petit webcomic créé par un jeune infographiste, est en train de devenir une série de BD culte !

Pourquoi un tel engouement ?



1) Les chats !
Véritables stars de la série, au grand désespoir de l'auteur/dessinateur d'ailleurs, les deux chats qui font partie des personnages principaux sont souvent dépeints dans leurs facéties quotidiennes, provoquant une identification du lecteur envers le personnage de leur pauvre "humain de compagnie" (pour reprendre l'expression d'une amie), Maliki.

Illustration : Instinctus felis


2) Génération Club Do
Encore un point qui agace l'auteur, mais une autre raison de son succès est très certainement le style de dessin inspiré par les mangas et les nombreuses références aux dessins animés d'enfance de notre génération d'adulescents geeks.

Illustration : Otakus au taquet


3) Quotidien surréaliste
Un style d'humour que j'apprécie tout particulièrement et qui est très présent chez Maliki, c'est l'exagération surréaliste des péripéties du quotidien et des souvenirs d'enfance, laquelle entraîne à nouveau l'identification du lecteur, renforçant l'accorche des points 1) et 2).

Illustration : Poste mortem


4) Une pointe de cynisme social
La touche finale : un regard à la fois aigri et lucide sur notre espèce et les dysfonctionnements de notre société, d'où renforcement des points d'accroche 1), 2) et 3).

Illustration : Karma Express

Avec tout cela, on en oublie parfois que le personnage a les cheveux roses...


Alors, accros ?


Site officiel : http://maliki.com

BD : 5 tomes publiés à ce jour chez Ankama Editions

samedi 15 octobre 2011

Le Horla/Closevent

Chronique rapide pour faire d'une pierre deux coups:

Nous avons été voir le Horla au théâtre grâce à Closevent.

Adaptée de la nouvelle fantastique de Maupassant, la pièce reprend la troisième et dernière version de cette nouvelle (ie celle qui revêt la forme d'un journal intime). Durant ce monologue minimaliste d'une heure et quart environ, on voit l'interprète (1) sombrer, lentement et magistralement, dans les eaux troubles du doute: est-il fou ou un être surnaturel s'abreuve-t-il nuitamment de sa vie, sapant ainsi sa volonté?. 
Moi qui ne suis pas un grand fan de théâtre à la base, dont je trouve les scénarios souvent abscons, les interactions alambiquées et les interprétations surjouées, j'ai ici été subjugué, ravi, comblé! D'autant que les places ne nous ont pas coûté bien cher: nous étions invités...

Non non, ne vous faites pas d'idée, ce n'est pas notre statut de blogueurs superstars qui nous ouvre les portes du monde du show business et de la jetset...c'est la magie de Closevent.com. Ce site web offre des invitations pour des pièces de théâtre, des concerts, des expos, des ballets etc... gratuitement! L'inscription se fait après invitation et votre serviteur de Crapoto est déjà dans la place ;) (2) Seul bémol: ça reste très parisien comme site, même si les places de ciné sont pour toute la France et que le site propose une régionalisation aussi fine que les indicatifs téléphoniques (IdF, NO, NE, SE, SO).

(1) Florent Aumaitre, que l'on essayera de retrouver dans des pièces futures, tant son interprétation était fine et juste. Malheureusement, mesdemoiselles, il ne ressemble pas trop à la peinture utilisée pour l'affiche.

(2) pour les invitations, envoyez moi un email cf la rubrique contact

dimanche 25 septembre 2011

Melancholia

Un film de Lars Van Trier.

Synopsis : À l'occasion de leur mariage, Justine (Kirsten Dunst) et Michael (Alexander Skarsgård) donnent une somptueuse réception dans la maison de Claire (Charlotte Gainsbourg), la soeur de Justine, et de John, le très riche mari de Claire. Alors que les relations familiales se dégradent peu à peu et que le mariage tombe à l'eau, la planète Melancholia se rapproche lentement de la Terre…

Le début, avant le générique, est long, même si les images sont belles et marquantes, c'est trop long, ce qui enlève en grande partie le charme. Heureusement la suite nous a laissé une impression plus positive. Ce n'est toujours pas un film pour se remonter le moral (décidément, il faut que j'aille voir une bonne comédie !), il est sombre et pessimiste (enfin surtout pour l'espèce humaine), il met parfois mal à l'aise, comme tous les films de Lars Van Trier mais ne va pas trop loin à mon goût. Il s'ajoute aux ambiances de ses films précédents une touche de fantastique assez poétique qui change. J'ai beaucoup aimé les personnages principaux. On s’interroge sur la joie de vivre, la dépression, le tout sur un fond de fin du monde et d'influence planétaire. Mais, encore une fois, pas de grande révélation, la balance entre les deux personnalités féminines est comme souvent très manichéenne.
En bref pas dans les pires mais pas dans les meilleurs non plus et je ne suis pas déçue d'être allée le voir. 

La piel que habito

Un film de Pedro Almodovar d'après le roman Mygale de Thierry Jonquet. 
Synopsis : Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye… 

Des personnages complexes et bien joués, fidèles au style d'Almadavar. 
Une histoire irréelle où un homme met en pratique ses désirs les plus fous. 
Une réflexion sur l'enfermement, l'identité, la folie... 
Un film qui m'a laissé une impression un peu dérangeante et glauque mais mérite d'être vu. 
Par contre n'y allez pas pour vous remonter le moral !

samedi 17 septembre 2011

Portal, again

Vous vous souvenez, Portal, je vous en avais déjà parlé ...

Juste une petite brève pour ceux qui hésitaient toujours à franchir le pas de jouer à Portal: Valve le rend gratuit au téléchargement jusqu'au 20 septembre! (Et ce, sans rire, à des fins éducatives, le détail de l'initiative ici)

Et pour Portal 2, les résultats du concours de clip pour la chanson des National (Exile Vilify) sont dispo...certains de ces clips réalisés par des amateurs sont d'une incroyable facture, et pourtant gratuits! C'est là.

And don't forget...the cake is a lie!

vendredi 16 septembre 2011

Bref

Bref est la nouvelle série courte de Canal+ qui raconte à tout le monde, et à la première personne, les aventures ordinaires d'un homme moyen: passer un entretien d'embauche, draguer une fille, aller chez le psy etc...

Bien que ça ait l'intensité scénaristique d'un blog BD à la Pénélope Jolicoeur pour , elle se regarde avec plaisir tant c'est raconté de façon drôle et dynamique, filmé avec punch comme un clip, et bien joué par le narrateur (qui est aussi acteur, co-réalisateur et scénariste a priori).

En bref, Bref est une bonne série, dispo sur le net pour ceux qui n'ont pas de télé.
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html

dimanche 4 septembre 2011

Quelques lectures de cet été

Et oui, les vacances s'achèvent, ce merveilleux moment pour lutter contre la pile de bouquins qui s'empilent sur les étagères. Quelques livres dont je n'ai pas eu le temps de parler :


L'erreur est humaine : très très drôle. Woody Allen écrit avec beaucoup d'humour, de tendresse et d'acidité. Ses nouvelles prennent place dans des mondes un peu décalés qui font ressortir les défauts et les névroses qui sont les nôtres... enfin plutôt les siennes... mais qui nous font beaucoup rire.



Vie et mort de la population mondiale : on entend un tas de chiffres effrayant à propos de l'évolution de la population de la Terre : d'ici 2050, nous serons 9 milliard, la planète ne tiendra pas à ce rythme... Effectivement, c'est angoissant. Ce livre, écrit par Hervé le Bras, directeur du laboratoire de démographie historique de l'EHESS, replace ces chiffres dans une science : la démographie. Comment ces prévisions sont-elles construites? Existe-t-il plusieurs modèles? On comprend que derrière une notion abstraite (population mondiale) se cachent d'autres problèmes plus précis (ex : quid de la part de l'agriculture dévolue au carburant/alimentation humaine; la baisse de fécondité estelle partout la même...). Un livre très bien écrit et très intéressant, même pour un néophyte comme moi.


La plus belle histoires des plantes : une catastrophe! En fait, je me suis arrêtée très vite. Ce bouquin parle de l'évolution des plantes. Le style interview est désagréable. Ensuite, il est bourré d'inexactitudes, voire il est tellement mal écrit que l'on comprend certaines choses de travers (genre : les plantes et les animaux évoluent, mais pas les bactéries : hé banane, comment on arrive aux souches multi-résistantes?). Il n'y a pas une page où je n'ai pas froncé les sourcils (je suis peut être injuste, n'étant pas non plus une spécialiste d'évolution végétale et ne l'ayant pas terminé, mais vraiment... c'est mauvais). A ne PAS lire.


Cro-magnon toi même : celui-là par contre est très chouette. On a tendance à penser que l'évolution s'est arrêtée avec l'homme et que nous avons substitué la raison aux nécessités de la survie. Que nenni, il reste bien en nous une petite part de cro-magnon, qui pourrait expliquer bien des choses. Michel Raymond, biologiste de l'évolution, pose des questions d'apparence légère comme : pourquoi y-a-t-il de plus en plus de myopes? Pourquoi la crise de l'adolescence? Comment adapter notre régime alimentaire à notre génome? Tout ça de manière claire et ludique. Des tonnes d'illustrations fascinantes sur l'évolution de notre espèce.




La série des True Blood (la communauté du Sud): oui! J'avoue! Et j'ai aimé. Les scénarios sont peut être mieux construits que pour la série, vu que l'auteur n'a pas l'obligation de finir sur un cliff-hanger (paroxysme de suspense) toutes les dix pages. Toutefois, c'est centré sur Sookie, et on perd des personnages jubilatoires comme Lafayette. Pour les fans.



Chrono-minets : pour (re)découvrir Asimov. Ce patronyme évoque de longs space-opéras (Fondation) ou des romans sur les Robots. C'est oublier qu'à ses débuts, Asimov écrivait de petites nouvelles, pour des revues spécialisées de SF afin de financer ses études de biochimie. Chrono-minets reprend certains de ces titres, réunis pour une première ré-édition dans les années 60-70 avec des notes de l'auteur (on sent une inflation de l'ego, mais en même temps, il a de quoi). Les nouvelles sont inégales, mais certaines sont des perles de SF, datant d'avant la seconde guerre mondiale et les commentaires d'Asimov permettent de mieux se représenter sa vie à cette époque. A lire comme des friandises.