lundi 25 février 2013

Le livre de Kells

  
J'avais vu il y a quelques années « Brendan et le secret de Kells » quand le cinéma à côté de chez moi l'avait rediffusé. J'avais très envie de le revoir, surtout depuis que nous avions vu, de nos yeux, le fameux livre de Kells exposé à la bibliothèque du Trinity College à Dublin.
Le Livre de Kells est un manuscrit enluminé réalisé par des moines de culture celtique vers l'an 820. Il contient les quatre Évangiles du Nouveau Testament ainsi que des notes liminaires et explicatives.
Il existe de nombreuses théories sur son (ou ses) origine(s) mais on sait qu'il est resté pendant plusieurs années dans le monastère de Kells (à partir du XIIe siècle, voire du début du XIe siècle) qui lui a donné son nom.
« Un passage des Annales d'Ulster, pour l’année 1007, rapporte en effet que « le grand Évangéliaire de Columcille [i.e Colomba], principale relique du monde occidental, fut sournoisement dérobé en pleine nuit d’une sacristie de la grande église de pierre de Cenannas [i.e Kells] en raison de son précieux écrin ». Le manuscrit fut retrouvé quelques mois plus tard « sous un amas de terre », délesté de sa couverture décorée d’or et de pierres précieuses. Si l’on considère, comme c’est généralement le cas, que le manuscrit dont il est question est bien le Livre de Kells, il s’agit alors de la première date où l’on peut localiser avec certitude l’ouvrage à Kells. L’arrachage violent de la couverture pourrait également expliquer la perte de quelques feuilles du début et de la fin de l’ouvrage. » (Wikipédia)
C'est une œuvre d'art superbement calligraphiée et enluminée.
Il est donc aujourd'hui exposé à Dublin. La muséographie construite autour de cet ouvrage est assez complète et belle. L'ouvrage en tant que tel n'est pas contre pas vraiment mis en valeur : on rentre à 10 personnes dans une toute petite salle où il est ouvert à une page et on est forcés d'en ressortir au bout de peu de temps.

La bibliothèque du Trinity College est magnifique.


Brendan et le secret de Kells

Est un dessin animé réalisé par Tomm Moore et sorti en 2009.

Synopsis :
" C'est en Irlande au 9ème siècle, dans l'abbaye fortifiée de Kells, que vit Brendan, un jeune moine de douze ans. Avec les autres frères, Brendan aide à la construction d'une enceinte pour protéger l'abbaye des assauts réguliers des vikings. Sa rencontre avec Frère Aidan, célèbre maître enlumineur et "gardien" d'un Livre d'enluminures fabuleux mais inachevé, va l'entraîner dans de fantastiques aventures. Aidan va initier Brendan à l'art de l'enluminure pour lequel le jeune garçon révélera un talent prodigieux.  
Pour finir le livre et défiant ses propres peurs, Brendan sortira de l'abbaye pour la première fois et entrera dans la forêt enchantée où de dangereuses créatures mythiques se cachent et l'attendent. C'est là qu'il va rencontrer Aisling, la jeune enfant loup qui l'aidera tout au long de son chemin.
Brendan va-t-il réussir sa mission malgré les hordes de vikings qui se rapprochent ? Pourra t-il prouver que l'art est la meilleure fortification contre les barbares ? "

Les graphismes sont hors du commun, prenants et très beaux, à la hauteur du livre. L'histoire est agréable et intéressante historiquement. Je me suis beaucoup attachée aux personnages de Brendan, Aisling et Pangur Ban.


jeudi 30 août 2012

Les gaufres salées

Pour cinq belles gaufres :
Rapez 500g de pommes de terres crues. 
Mélangez-y 100g de farine. 
Ajoutez 100g de fromage rapé : emmental, comté, mimolette, ... à vous de choisir et de varier les plaisirs ;-)
Versez 2 cuillérées à soupe d'huile de tournesol.
Salez à votre goût.
Vous pouvez agrémenter de diverses épices.
J'ai déjà essayé avec succés la  noix de muscade et les herbes de provence.
Faites chauffer votre gaufrier.
Etalez cette pâte dedans.
Laissez cuire.
Dès qu'elles prennent une jolie couleur dorée, dégustez.


vendredi 24 août 2012

Total Recall(s)







Total Recall…ça me rappelle vaguement un truc…un film de science-fiction des années 90, basé sur une nouvelle de Philip K. Dick…vrai souvenir, ou réminiscence implantée dans mon cerveau? Pour en avoir le cœur net, direction le ciné, pour voir Total Recall, mémoires programmées.



Ok ok, j'arrête de me trouver des excuses, j'adore les nouvelles de Dick, et je voulais voir ce que donnait ce reboot du film de 90, librement adapté de la même nouvelle (Souvenir à vendre), mais avec une histoire légèrement différente.

Pour faire bref, sur le film en lui-même : visuellement, il est très réussi, la première partie de l’histoire est bonne, le dernier tiers horrible. Les villes sont des merveilles de dédales tridimensionnels, dans lesquels on se laisse facilement porter par une action continue et des acteurs en grande forme. Malheureusement coté histoire, c’est comme si à chaque fois que le scénariste avait un choix à faire, son boss était passé et lui avait dit « n’oublie pas, t’as pas le droit de faire un bon film, ce serait pas cool de foutre la honte à tes potes scénaristes, après, les gens vont croire qu’ils peuvent s’attendre à autre chose que des scénarios tout pourris avec de belles images quand ils vont au cinéma ». Sans compter que toutes les lois de la physiques sont passées à la moulinette, c'est assez agaçant.

Du coup, ça donne un film avec un univers très beau, très immersif, mais où on passe son temps à se dire, « aaaahh, c’est dommage, on n’est pas passé loin d’un bon film ».

Dans la foulée on a revu le premier opus, histoire de faire des comparaisons intéressantes. Entre les films mais aussi entre les époques.
Malgré des différences de scénarios importantes (pas de voyage sur Mars, un tunnel qui traverse la Terre, genre EuroTunnel, mais entre Londres et Sidney…), on trouve de nombreuses répliques reprises telle qu'elle et des clins d'oeil au premier opus mais aussi à d'autres univers marquants de la SF comme Blade Runner. Graphiquement, les splendeures de la nouvelle moûture font prendre encore une génération à un film qui visuellement avait déjà assez mal vieilli, même si les décors en papier mâché qui s'effondrent autour de Schwarzenegger peuvent avoir leur petit charme suranné. 
Il est par contre intéressant de noter que l’évolution de la version 90 à la version actuelle suit la même tendance que les Batman et les James Bond. Un univers plus réaliste, douloureux et moins onirique. Ainsi, de même que James Bond manque de se faire émasculer, saigne, grogne et salit son smoking de nos jours, de même que Batman boite, ici, le héros prend super cher pendant le film Avant, c'était des giclées de ketchup sanguinolant qui faisaient rire, maintenant, ce sont des hématomes et des plaies qui font mal. Juste un exemple, la façon dont Quaid, le héros, se départit de son tracker: le dit tracker est caché dans son nez dans la version originale, dans sa main ici…je vous laisse imaginer la suite. 

Bref, Total Recall est un film de cinéma typique de son époque : plus physique, plus beau, mais scénaristiquement moins bien travaillé, un film pour lequel une projection cinéma apporte un plus esthétique par rapport à un visionnage sur son écran d’ordinateur. Un film, je le crains, qui présage du futur de ce qui sera disponible en salle.

PS: Chronique écrite à 2 paires de pattes (Crapoto+Pangoline)

lundi 20 août 2012

Hotaru no hikari


Hotaru et ses princes charmants Makoto et Takano
S'il fallait une excuse pour lire du shojo, je pourrais invoquer le fait qu'on y apprend pas mal de choses sur la société japonaise. C'est un peu le cas avec Hotaru no hikari, qui malgré un scénario de départ assez atypique dans l'univers tout sucre tout rose du shojo, finit bien vite -hélas- par perdre son originalité. Cela dit, il permet de se poser de sérieuses questions sur la wonderwoman moderne, version tokyoïte...

...puisqu'ici on se penche sur son antithèse : l'Himono-onna (traduction : poisson séché). Hotaru, OL (comprendre office lady) le jour bien habillée-bien pomponnée, le soir se transforme en loque paressant en jogging dans un appart en bordel tout en buvant des bières. Et bien entendu, à l'âge canonique de 27 ans, elle n'est pas mariée. Même si la situation du couple a évolué ces dernières années, qui a lu «Stupeur et tremblements» (1999) ou vu l'étrange «Omoïde poroporo» de Miazaki («souvenirs goutte à goutte», 1991) comprendra que la situation d'Hotaru sent la morue. L'omaï (mariage arrangé) pourrait être la planche de salut...
Mais par un petit tour scénaristique totalement capillotracté, Hotaru se retrouve à partager sa maison avec Takano, 40 ans, fraichement séparé de sa femme, aussi fun qu'un mérou dépressif et accessoirement son boss au bureau. Une cohabitation s'installe, basée sur la gentille maladresse d'Hotaru et sur l'organisation flegmatique et les conseils avisés du quadragénaire. Ce qui va permettre à la jeune femme de sortir avec le garçon de ses rêves Makoto, frétillant designer de 23 ans. Sans surprise : bien sûr elle est trop cruche pour avouer à Makoto qu'elle vit avec Takano et oui çà sent le triangle amoureux, figure de style éculée obligatoire dans l'aquarium shojo. A première vue, on a l'impression que ce manga s'adresse à de jeunes adultes en faisant passer le décors du lycée au bureau et en changeant le cosplay, mais finalement c'est la même histoire, les mêmes ficelles, les mêmes personnages.

Hotaru est totalement dépourvue d'ambition ou de caractères. Au travail elle fait des photocopies, du café, astique les meubles et la moindre de ses initiatives se transforment en catastrophes. On retombe sur le cliché de la fille incompétente mais dont le caractère ouvert et joyeux suffit à ferrer le chaland – toujours des mecs plus gradés, plus beaux, plus intelligents. Mais bien sûr il faut transformer l'«Himono» en «Lovely lady».

AoÎ dans Bleu indigo : la femme parfaite
Puisque la femme idéale qu'elle cherche lamentablement à devenir pour accéder au graal -le mariage- se lève à 4 heures du matin pour pratiquer l'Ikebana (arrangement floral japonais), travaille, cuisine, s'habille à la perfection, et a beaucoup de tact. Mais qu'est ce que le tact pour une femme japonaise? On l'apprend dans Ai yori aoshi (bleu indigo en français), qui vaudrait bien une chronique à elle toute seule sur le machine quotidien. Aoï, belle et élevée dans une richissime famille traditionnelle, décide à tout prix d'épouser son fiancé d'enfance depuis déshérité – Kaoru- et de devenir femme au foyer. Mais revenons à nos moutons (de poussière) : avoir du tact c'est être capable de faire en sorte que le bain de son époux soit à la bonne température juste après lui avoir servi son diner. Cependant, ce tour de force n'implique pas forcément un dédoublement puisqu'on apprend dans Hotaru no hikari que les baignoires japonaises sont pourvues de «furo no futa» (couverture à baignoire sisi).
le furo no futa


Bref, l'histoire se corse : la femme à le choix entre un boulot sans responsabilité ni reconnaissance, redevenir le «grillon du foyer», ou alors une vieille morue. Pas très engageant tout çà? Certes on n'est pas tout à fait dans le «gaman» (voie de la résignation) mais la question au cœur du manga est tout de même peut on être paresseuse et heureuse en amour! Le pire est qu'Hotaru est souvent présentée comme anormale par ce qu'elle laisse trainer ses chaussettes. Certes la série n'est pas terminée, on ne peut donc pas savoir quelle réponse choisi l'auteure, mais çà n'a pas l'air très drôle d'être OL au pays du soleil levant.

mercredi 15 août 2012

Piano forest

 Film réalisé par Masayuki Kojima, sorti en salle en juin 2009.

Shûhei Amamiya est le fils d'un grand et riche pianiste, sa famille trouve donc normal qu'il travaille dur afin de devenir aussi talentueux que son père.
Nous le découvrons dans la voiture qui l'amène dans une ville de province où sa famille va passer l'été.
Comme tout nouveau venu, l'accueil dans sa nouvelle classe est mitigé. Ses nouveaux « camarades » de classe lui proposent une étrange mise à l'épreuve : exercer son talent sur un piano caché dans la forêt. Personne jusque-là n'a réussi à en tirer un son harmonieux et pourtant on entend parfois une mélodie envoûtante s'élever des profondeurs de la forêt.
Kai, un jeune garçon intrépide issu des rues, propose à Shûhei de le suivre dans la forêt. Malgré tous ses efforts, Shûhei n'arrive pas à faire vibrer les cordes du piano. Kai prend alors sa place et le mystère se lève sur les étranges mélodies...
Les deux enfants que tant de choses opposent deviennent alors inséparables et s'affronteront lors d'un concours de piano.

Le graphisme est simple mais joli. L'intrigue est assez sommaire voire manichéenne mais non dénuée d'intérêt : opposition entre talent naturel et sacerdoce, passion et obligation... Le personnage de Kai apporte une énergie pétillante, celui de Shûhei mériterait d'être approfondi. Le tout est accompagné d'une musique qui vaut vraiment le détour (Bach, Mozart, Beethoven et Chopin).

En bref, ce n'est pas un des meilleurs mangas qu'on ai vu mais un moment agréable à passer.
Image issue de : http://www.leblogbebe.com/2009/09/17/piano-forest/

dimanche 15 juillet 2012

Mais qui est Starbuck?


Starbuck, c'est David Wosniac, un irresponsable de 42 ans atteint du syndrome de Peter pan, qui passe sa vie à tremper dans des magouilles douteuses et à trouver des solutions encore plus douteuses pour s'en sortir.
Starbuck, c'est aussi le pseudonyme d'un donneur de sperme à la semence particulièrement efficace puisqu'elle a engendré 533 enfants, arrivés à l'âge de se raser et de prendre son premier job. Et parmi eux 142 qui voudraient bien connaître la tête de ce géniteur anonyme.
Bon, cessons là le suspense, c'est la même personne.

Starbuck est un excellent remède venu du Québec dans ce juillet d'hémisphère sud. Le grand point fort du scénario c'est de prendre une idée relativement simple est d'en tirer tout le jus, sans pour autant (trop) tomber dans les clichés. Derrière la comédie aux accents canadiens, le film aborde les multiples facettes de la parentalité, de la transmission, de l'éthique médicale. Le tout est servi par des acteurs impeccables et des dialogues à tomber.

mercredi 11 juillet 2012

Les découvertes culinaires de la Japan expo


La japan expo n'est pas simplement un endroit où claquer des tonnes de thunes dans des mangas et des goodies... de s'intéresser très sérieusement à la culture japonaise, mais c'est aussi un moment pour faire frétiller les papilles au rythme du soleil levant.

Voilà quelques découvertes du week end :

Pour dire vrai, ce n'est pas totalement une nouveauté, vu que quelques restaurants de la capitale ont ajouter ce met du Kaisai à leurs menus, comme chez Aki par exemple, forcément rue saint Anne. Okonomiyaki veut dire littéralement « ce que vous aimez » « grillé », traditionnellement sur une grande plaque chaude, le Teppan. On pourrait comparer çà à une crêpe salée, sauce nippone. Il existe la version originale d'Osaka, mais aussi une recette à étage cuisinée à Hiroshima, ou encore le type monjayaki de Tokyo (voir pour cela l'article de la wikipédia).
La cuisinière qui nous a fait la démo nous a montré qu'il n'est finalement pas si difficile de réaliser un okonomiyaki. Pour preuve cette chouette vidéo pêchée sur youtube (en plus je trouve la voie de la demoiselle adorable) : http://www.youtube.com/watch?v=vIHfMIxEHdY
Le plus problématique reste de trouver les ingrédients finaux qui font tout le charme de ce plat : bonite séchée (katsuobushi), la sauce à okonomiyaki, ect... Pour remplacer la farine à okonomiyaki, on peut utiliser un mélange de farine tamisée classique additionnée d'un peu de levure. Cependant, au contraire de ce que dit la vidéo, notre cuisinière conseillait de ne pas mélanger trop vivement la pâte. Bien entendu comme c'est « ce que vous aimez » le porc peut être remplacé par du boeuf, des crevettes, ou même simplement des légumes, voir un mélange de tout çà. C'est délicieux et très nourrissant (surtout avec la mayonnaise). Se déguste avec de la bière. Image péchée ici

Les takoyakis
Ou « pieuvre grillée ». De délicieuses boulettes de pâte fourrées à l'octopus. Encore une merveille venue d'Osaka. Cà fond dans la bouche. Comme pour les okonomiyaki, ils sont agrémentés de sauce, de katsuobushi, d'aonori (algue)... Le cuisinier fait tourner avec dextérité les petits boules avec ses baguettes dans un platspécial
Encore la même jeune fille nous propose de réaliser à la maison nos propres takoyakis : http://www.youtube.com/watch?v=mFw1FYkqqGs&feature=relmfu
Servi par 6, c'est un plat de rue à ne pas louper si l'occasion se présente.


images pêchées ici et

Curry de légumes japonais
Ce petit sachet peut changer vos menus de la flemme du samedi soir. C'est très gouteux, très parfumé sans être trop piquant (juste le petit kick qui faut) et y a juste à claquer le contenu dans un micro-onde et à rajouter du riz. On peut donc être paresseux et gourmet.

dimanche 3 juin 2012

Seishi Yokomizo



J'avais déjà évoqué Seishi Yokomizo ici. Deux autres romans sont publiés en français : « La Hache, le Koto et le Chysanthème », « la famille inugami » dans sa version cinématographique; et « la ritournelle du démon ». Depuis je me demande s'il serait plus rapide d'inonder de lettres toutes les maisons d'édition de l'hexagone pour qu'ils traduisent la suite et s'il vaut mieux directement apprendre le japonais.
On retrouve dans les deux romans Kindaichi Kosuke et sa tignasse échevelée. Loin d'être le super flic qui résout les affaires en une semaine; les meurtres s'enchainent, le temps s'étire, les mois passent, toutes les hypothèses sont envisagées, tournées et retournées dans tous les sens. Les personnages et les atmosphères sont magnifiquement dépeints. Yokomizo joue avec les fantômes, les croyances populaires et les chansons oubliées, dans un Japon d'après guerre, tiraillé entre modernité et tradition.

Dans la Hache, le Koto (instrument de musique à corde pincé) et le chrysanthème, le détective se retrouve mêlé à la succession de Inugami Sahee, un industriel fortuné. Ces trois filles, issues de trois lits différents, espèrent que leur fils unique héritera du formidable empire industriel. Mais c'est sans compter l'étrange testament de Sahee, propre à semer la zizanie entre ces femmes particulièrement cruelles. Et Hoichiro, un jeune notaire qui supplie par lettre Kindaichi de venir à Nazu pour démêler l'affaire, est le premier à être assassiné.

La Ritournelle du démon est sans doute mon préféré. Kindaichi va se reposer dans des sources thermales au cœur des montagnes, dans le village d'Onikobe. Quand son vieil ami l'inspecteur lui conseille ces lieux sans prétention, ce n'est pas sans lui raconter l'étrange meurtre qui s'est déroulé 20 ans plutôt et non élucidé. Alors que la fête des morts se prépare au village, les fantômes du passé reviennent dans les montagnes et prennent pour cible les jolies jeunes filles du village.

dimanche 22 avril 2012

La sorcière d'Exmoor


N'en déplaise au titre, on ne parle pas ici de nez verruqueux, de crapaud (quoi que) ou de balais volant. La «sorcière» des lieux est Frieda Palmer Haxby, une écrivain célèbre, intellectuelle, féministe. Venant d'une famille pauvre avec un père travaillant dans les champs de betteraves, elle s'est construite une solide carrière et une petite fortune. Mais ces 3 enfants sont loin des ses mœurs anticonformistes. Cette progéniture a bien réussi -juge, médecin, galeriste- et craint pour le pactole de l'héritage. Ils commencent à croire que l'esprit de la vieille dame bat la campagne quand Frieda décide de s'isoler à Exmoor dans un hôtel gothique qui menace de s'écrouler dans l'océan. Ces quadragénaires, produits de l'aire post tatcharienne, vivent dans des beaux cottages ou dans de splendides appartements londoniens et sont incapables de voir les dangers qui les menacent vraiment : le manque de communication, l'effondrement de leur famille, la fragilité du système de santé, l'étiolement des idéaux... Dans cette famille, tout le monde est égoïste sans être vraiment méchant. Surtout Frieda qui finalement a peut être jeté un sombre sort sur sa famille.
C'est un roman agréable à lire malgré un coté un peu fouillis. On aborde des tas de sujets, de l'industrie alimentaire à la politique britanique, en passant par la guyana et les problèmes de familles -sur plusieurs générations- ce qui fait qu'on ne s'ennuit pas. Le style de Margaret Drabble est incisif et caustique; tout le monde en prend pour son grade. Cependant, on ne sait pas trop ce qui en reste quand on ferme la dernière page du livre.

dimanche 1 avril 2012

Collec-thés

Certains tombent dans une marmite de potion magique petit, moi c'était dans le bol de thé de ma mère, vers l'âge de 6 ans. Certes, je n'ai pas le palais délicat que l'on prête ordinairement aux amateurs du breuvage, mais j'ai une véritable passion pour les thés noirs, blancs, rouges, parfois verts ou jaunes, aux fleurs, aux fruits, au riz, fumé, etc... Et dès que je m'installe quelque part, ma quête est de trouver LE thé au caramel sans lequel aucune bonne journée ne peut commencer. J'ai depuis quelques mois en tête de me constituer ma collection parfaite de thés, à partir des 13 boites que j'ai à la maison. Voici les quelques adresses parisiennes où je furète pour accomplir cette mission :

Un coup de cœur pour la brulerie Lanni, 125 avenue de Clichy. Dans sa boutique très étroite, la propriétaire, gentille et souriante, propose thés, cafés, chocolats et autres douceurs. Elle a en particulier un thé au caramel et un thé pêche de vigne qui valent largement une traversée de Paris.

A deux pas de Beaubourg, Lapeyroni offre 65 variétés de thés, plus parfumés les uns que les autres. C'est aussi une bonne adresse pour déguster un café, avec les conseils du torréfacteur.

Plus connu, Dammann frère propose des mélanges fameux comme «Paul et Virginie» ou «Charlotte au chocolat», des grands classiques de qualité dont un thé au jasmin qui sent divinement bon. Il y en a pour tous les nasaux et toutes les bourses. On retrouve leurs boutiques rue Mouffetard ou cours saint Emilion et leur produits dans de nombreux salons.

Très accessible, le Palais des thés possède une très large gamme; difficile de ne pas y trouver son bonheur. On peut varier les plaisirs autour de classiques comme l'Earl Grey qu'ils déclinent en blue of london, grey flower, mais aussi en thé sencha ou rouge. J'ai un gros faible pour leur genmaicha.

Enfin, l'ultra chic mariage frère. C'est beau, c'est bon, mais c'est un peu guindé pour moi. Cela dit, ils ont vraiment des thés verts parfumés fantastiques, comme le Russian star.




dimanche 20 novembre 2011

La culture

Désemparée, je suis arrivée au Virgin des champs sans plus avoir de sf à me mettre sans la dent : fini Asimov, Zelazny, Holdstock, Simmons... Or ce magasin abrite un trésor au dernier étage : un vendeur passionné. Il m'oriente vers Iain Banks et son cycle de la Culture.


C'est du space opéra avec tous les ingrédients : vaisseaux spatiaux de tailles continentales; robots aux facultés démultipliées; races étranges qui se croisent aux confins des galaxies... La grande originalité du cycle est la civilisation imaginée avec beaucoup de détails par Banks. La Culture est une société qui dérive à bord de bâtiments aussi grands que des planètes, d'une tolérance sans limite; sans politique particulière, prise de pouvoirs, conflits, ou argent; où les êtres vivants, organiques ou mécanique, travaillent éventuellement pour le plaisir mais sans nécessité; le tout étant administré par les Mentaux, sorte de machines aux capacités de calcul infinies. Alors qu'elle dérive tranquillement dans l'univers, la Culture absorbe peu à peu d'autres sociétés, suffisamment ouvertes et évoluées. Dans le processus, la Culture fait intervenir son unité Contact, qui prépare le terrain et protège les secrets de la Culture. C'est là que le masque de société idéale laisse entrapercevoir un aspect plus cynique, où des drones légèrement psychopathes et des mercenaires peu scrupuleux infiltrent des mondes avec pour mission de les faire pencher «dans la bonne direction». Ce irrite les espèces les plus fières et belliqueuses et mène aux différentes évènements relatés dans chacun des 8 tomes du cycle.

Pour l'instant, je n'ai lu que le tome 1 (l'homme des jeux) et je suis dans le 3 (une sorte de guerre).

L'homme des jeux raconte comment un expert en jeux un peu blasé accepte d'intégrer Contact pour participer à un tournois dans l'empire d'Azad. Ces derniers ont eu le raffinement de créer le jeux le plus complexe jamais imaginer, tout en cultivant des mœurs sadiques. Le roman met en balance le champion de la culture, Gurgeh; et le monde d'Azad extrêmement hiérarchisé.

Une sorte de guerre adopte le point de vue d'un ennemi, un des derniers métamorphes, qui se range au coté des Idirans dans la guerre qu'il les oppose à la culture, et a pour mission de récupérer un Mental qui s'est échappé sur l'intouchable planète de morts.

Je suis un peu mitigée sur le cycle : le fond de l'histoire est fascinant, les scénarios bien pensés et les personnages intéressants; mais j'ai du mal avec le style assez lent de l'auteur. De plus, je n'arrive pas toujours à traduire ses descriptions en paysages mentaux et à me laisser emporter dans l'action. Çà vaut le coup d'essayer et de voir si la plume de l'auteur convient à sa sensibilité. Un grand avantage, il semble que chaque livre peut se lire indépendamment.

Kimi wa petto


Il y a quelques jours une amie me conseillait ce manga. Hélas c'est sans compter ma nature légèrement obsessionnelle qui fait que je me suis depuis avalée toute la série télé depuis et entamé les bd. Kimi wa petto se classe à la limite du shojo (certes, je le déconseille à ceux qui n'aiment pas avoir des petits cœurs en sucre sur leur cup-cake) et du manga de société.
L'héroïne se distingue radicalement des petites lycéennes en marinière qui ont besoin d'un prince charmant pour faire le moindre pas dehors. Sumire est grande (du haut de ses 1m72 elle dépasse tout le monde d'une tête); elle est belle (les gens dans la rue la prenne pour un mannequin); elle est intelligente (sort de la meilleure université du japon et a étudié à l'étranger) et elle mène une brillante carrière de journaliste (qui lui bouffe tout son temps). On pourrait se dire qu'elle a tout. Mais les choses ne sont pas aussi simples dans un monde où les rapports hommes-femmes sont en pleine mutation. Elle doit se montrer ferme et distante pour que ses collègues masculins la prenne au sérieux. Elle impressionne tellement les hommes qu'ils finissent par fuir dans les bras de jolies petites créatures zézayantes qui opinent sagement à tout. Elle ne sait pas s'attirer la sympathie des autres puisqu'elle préfère serrer les dents et travailler dur plutôt que de se mettre à pleurnicher comme ses collègues féminines. Au final, Sumire est très seule, incapable d'exprimer ses frustrations et ses désirs.
Jusqu'au jour où elle trouve au bas de son immeuble un carton avec dedans un jeune garçon blessé et endormi. Elle le sauve, le soigne, le nourri et quand le jeune garçon décide de rester vivre avec elle, elle accepte à condition qu'il devienne son animal de compagnie : une présence avec qui elle peut être elle même, qu'elle cajole, sans qu'il ne lui demande rien et qui obéit à toutes ses demandes. C'est ainsi que le garçon devient Momo. Bien entendu, on soupçonne tout de suite le potentiel cocasse de la situation.
La série est pas mal; bien sur çà reste du soap, mais c'est du soap japonais (la version coréenne est de bien moins bonne qualité). Pour l'instant je la préfère au manga papier parce qu'elle laisse la situation s'évoluer naturellement entre Sumire et Momo et l'actrice est juste magnifique. Ensuite la série est courte : 10 épisodes. C'est une chronique moderne sur la vie au Japon, avec des personnages très attachants.

jeudi 27 octobre 2011

Maliki

Maliki, au départ petit webcomic créé par un jeune infographiste, est en train de devenir une série de BD culte !

Pourquoi un tel engouement ?



1) Les chats !
Véritables stars de la série, au grand désespoir de l'auteur/dessinateur d'ailleurs, les deux chats qui font partie des personnages principaux sont souvent dépeints dans leurs facéties quotidiennes, provoquant une identification du lecteur envers le personnage de leur pauvre "humain de compagnie" (pour reprendre l'expression d'une amie), Maliki.

Illustration : Instinctus felis


2) Génération Club Do
Encore un point qui agace l'auteur, mais une autre raison de son succès est très certainement le style de dessin inspiré par les mangas et les nombreuses références aux dessins animés d'enfance de notre génération d'adulescents geeks.

Illustration : Otakus au taquet


3) Quotidien surréaliste
Un style d'humour que j'apprécie tout particulièrement et qui est très présent chez Maliki, c'est l'exagération surréaliste des péripéties du quotidien et des souvenirs d'enfance, laquelle entraîne à nouveau l'identification du lecteur, renforçant l'accorche des points 1) et 2).

Illustration : Poste mortem


4) Une pointe de cynisme social
La touche finale : un regard à la fois aigri et lucide sur notre espèce et les dysfonctionnements de notre société, d'où renforcement des points d'accroche 1), 2) et 3).

Illustration : Karma Express

Avec tout cela, on en oublie parfois que le personnage a les cheveux roses...


Alors, accros ?


Site officiel : http://maliki.com

BD : 5 tomes publiés à ce jour chez Ankama Editions

samedi 15 octobre 2011

Le Horla/Closevent

Chronique rapide pour faire d'une pierre deux coups:

Nous avons été voir le Horla au théâtre grâce à Closevent.

Adaptée de la nouvelle fantastique de Maupassant, la pièce reprend la troisième et dernière version de cette nouvelle (ie celle qui revêt la forme d'un journal intime). Durant ce monologue minimaliste d'une heure et quart environ, on voit l'interprète (1) sombrer, lentement et magistralement, dans les eaux troubles du doute: est-il fou ou un être surnaturel s'abreuve-t-il nuitamment de sa vie, sapant ainsi sa volonté?. 
Moi qui ne suis pas un grand fan de théâtre à la base, dont je trouve les scénarios souvent abscons, les interactions alambiquées et les interprétations surjouées, j'ai ici été subjugué, ravi, comblé! D'autant que les places ne nous ont pas coûté bien cher: nous étions invités...

Non non, ne vous faites pas d'idée, ce n'est pas notre statut de blogueurs superstars qui nous ouvre les portes du monde du show business et de la jetset...c'est la magie de Closevent.com. Ce site web offre des invitations pour des pièces de théâtre, des concerts, des expos, des ballets etc... gratuitement! L'inscription se fait après invitation et votre serviteur de Crapoto est déjà dans la place ;) (2) Seul bémol: ça reste très parisien comme site, même si les places de ciné sont pour toute la France et que le site propose une régionalisation aussi fine que les indicatifs téléphoniques (IdF, NO, NE, SE, SO).

(1) Florent Aumaitre, que l'on essayera de retrouver dans des pièces futures, tant son interprétation était fine et juste. Malheureusement, mesdemoiselles, il ne ressemble pas trop à la peinture utilisée pour l'affiche.

(2) pour les invitations, envoyez moi un email cf la rubrique contact

dimanche 25 septembre 2011

Melancholia

Un film de Lars Van Trier.

Synopsis : À l'occasion de leur mariage, Justine (Kirsten Dunst) et Michael (Alexander Skarsgård) donnent une somptueuse réception dans la maison de Claire (Charlotte Gainsbourg), la soeur de Justine, et de John, le très riche mari de Claire. Alors que les relations familiales se dégradent peu à peu et que le mariage tombe à l'eau, la planète Melancholia se rapproche lentement de la Terre…

Le début, avant le générique, est long, même si les images sont belles et marquantes, c'est trop long, ce qui enlève en grande partie le charme. Heureusement la suite nous a laissé une impression plus positive. Ce n'est toujours pas un film pour se remonter le moral (décidément, il faut que j'aille voir une bonne comédie !), il est sombre et pessimiste (enfin surtout pour l'espèce humaine), il met parfois mal à l'aise, comme tous les films de Lars Van Trier mais ne va pas trop loin à mon goût. Il s'ajoute aux ambiances de ses films précédents une touche de fantastique assez poétique qui change. J'ai beaucoup aimé les personnages principaux. On s’interroge sur la joie de vivre, la dépression, le tout sur un fond de fin du monde et d'influence planétaire. Mais, encore une fois, pas de grande révélation, la balance entre les deux personnalités féminines est comme souvent très manichéenne.
En bref pas dans les pires mais pas dans les meilleurs non plus et je ne suis pas déçue d'être allée le voir. 

La piel que habito

Un film de Pedro Almodovar d'après le roman Mygale de Thierry Jonquet. 
Synopsis : Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye… 

Des personnages complexes et bien joués, fidèles au style d'Almadavar. 
Une histoire irréelle où un homme met en pratique ses désirs les plus fous. 
Une réflexion sur l'enfermement, l'identité, la folie... 
Un film qui m'a laissé une impression un peu dérangeante et glauque mais mérite d'être vu. 
Par contre n'y allez pas pour vous remonter le moral !

samedi 17 septembre 2011

Portal, again

Vous vous souvenez, Portal, je vous en avais déjà parlé ...

Juste une petite brève pour ceux qui hésitaient toujours à franchir le pas de jouer à Portal: Valve le rend gratuit au téléchargement jusqu'au 20 septembre! (Et ce, sans rire, à des fins éducatives, le détail de l'initiative ici)

Et pour Portal 2, les résultats du concours de clip pour la chanson des National (Exile Vilify) sont dispo...certains de ces clips réalisés par des amateurs sont d'une incroyable facture, et pourtant gratuits! C'est là.

And don't forget...the cake is a lie!

vendredi 16 septembre 2011

Bref

Bref est la nouvelle série courte de Canal+ qui raconte à tout le monde, et à la première personne, les aventures ordinaires d'un homme moyen: passer un entretien d'embauche, draguer une fille, aller chez le psy etc...

Bien que ça ait l'intensité scénaristique d'un blog BD à la Pénélope Jolicoeur pour , elle se regarde avec plaisir tant c'est raconté de façon drôle et dynamique, filmé avec punch comme un clip, et bien joué par le narrateur (qui est aussi acteur, co-réalisateur et scénariste a priori).

En bref, Bref est une bonne série, dispo sur le net pour ceux qui n'ont pas de télé.
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html

dimanche 4 septembre 2011

Quelques lectures de cet été

Et oui, les vacances s'achèvent, ce merveilleux moment pour lutter contre la pile de bouquins qui s'empilent sur les étagères. Quelques livres dont je n'ai pas eu le temps de parler :


L'erreur est humaine : très très drôle. Woody Allen écrit avec beaucoup d'humour, de tendresse et d'acidité. Ses nouvelles prennent place dans des mondes un peu décalés qui font ressortir les défauts et les névroses qui sont les nôtres... enfin plutôt les siennes... mais qui nous font beaucoup rire.



Vie et mort de la population mondiale : on entend un tas de chiffres effrayant à propos de l'évolution de la population de la Terre : d'ici 2050, nous serons 9 milliard, la planète ne tiendra pas à ce rythme... Effectivement, c'est angoissant. Ce livre, écrit par Hervé le Bras, directeur du laboratoire de démographie historique de l'EHESS, replace ces chiffres dans une science : la démographie. Comment ces prévisions sont-elles construites? Existe-t-il plusieurs modèles? On comprend que derrière une notion abstraite (population mondiale) se cachent d'autres problèmes plus précis (ex : quid de la part de l'agriculture dévolue au carburant/alimentation humaine; la baisse de fécondité estelle partout la même...). Un livre très bien écrit et très intéressant, même pour un néophyte comme moi.


La plus belle histoires des plantes : une catastrophe! En fait, je me suis arrêtée très vite. Ce bouquin parle de l'évolution des plantes. Le style interview est désagréable. Ensuite, il est bourré d'inexactitudes, voire il est tellement mal écrit que l'on comprend certaines choses de travers (genre : les plantes et les animaux évoluent, mais pas les bactéries : hé banane, comment on arrive aux souches multi-résistantes?). Il n'y a pas une page où je n'ai pas froncé les sourcils (je suis peut être injuste, n'étant pas non plus une spécialiste d'évolution végétale et ne l'ayant pas terminé, mais vraiment... c'est mauvais). A ne PAS lire.


Cro-magnon toi même : celui-là par contre est très chouette. On a tendance à penser que l'évolution s'est arrêtée avec l'homme et que nous avons substitué la raison aux nécessités de la survie. Que nenni, il reste bien en nous une petite part de cro-magnon, qui pourrait expliquer bien des choses. Michel Raymond, biologiste de l'évolution, pose des questions d'apparence légère comme : pourquoi y-a-t-il de plus en plus de myopes? Pourquoi la crise de l'adolescence? Comment adapter notre régime alimentaire à notre génome? Tout ça de manière claire et ludique. Des tonnes d'illustrations fascinantes sur l'évolution de notre espèce.




La série des True Blood (la communauté du Sud): oui! J'avoue! Et j'ai aimé. Les scénarios sont peut être mieux construits que pour la série, vu que l'auteur n'a pas l'obligation de finir sur un cliff-hanger (paroxysme de suspense) toutes les dix pages. Toutefois, c'est centré sur Sookie, et on perd des personnages jubilatoires comme Lafayette. Pour les fans.



Chrono-minets : pour (re)découvrir Asimov. Ce patronyme évoque de longs space-opéras (Fondation) ou des romans sur les Robots. C'est oublier qu'à ses débuts, Asimov écrivait de petites nouvelles, pour des revues spécialisées de SF afin de financer ses études de biochimie. Chrono-minets reprend certains de ces titres, réunis pour une première ré-édition dans les années 60-70 avec des notes de l'auteur (on sent une inflation de l'ego, mais en même temps, il a de quoi). Les nouvelles sont inégales, mais certaines sont des perles de SF, datant d'avant la seconde guerre mondiale et les commentaires d'Asimov permettent de mieux se représenter sa vie à cette époque. A lire comme des friandises.

mercredi 31 août 2011

Un secret vosgien bien gardé


Culturophage gourmand, gourmet et carnivore, je suis ici pour dénoncer un complot honteux ourdi contre ton palais délicat et ton estomac affamé de découverte: dans les lointaines et montagneuses forêts des Vosges se cache l'un des plats les plus savoureux de l'hexagone. Pourtant qui a jamais entendu parlé de « pièce fumée »? Hein! Hein??! Voilà! Comme si en Quercy, on avait décidé de se mettre de coté le foie gras (certes qui serait une invention juive, à voir cet excellent Ted talks), comme si les japonais avaient jalousement conservé leurs sushis, comme si la pomme de terre n'avait jamais traversé l'atlantique. Pourtant leurs voisins alsaciens ont bien exporté leur choucroute, avec toutes les conséquences post-digestives déplorables qu'elle engendre, mais je soupçonne que c'était pour mieux détourner l'attention de ce secret culinaire. Car rien que son fumet me ferait saliver autant que tous les sujets de Pavlov réunis et c'est l'une des raisons qui me garde de devenir végétarienne pour de bon.
De quoi s'agit il?
D'épaule ou palette de porc fumées et légèrement saumurées.
Comment cela se prépare?
Le plus simplement du monde, on balance la viande, quelques légumes (carottes, navets, patates) et quelques aromates (laurier, quelques clou de girofle plantés dans un oignon) dans une cocotte minute, on recouvre d'eau, on referme et on attend. Plus on attend, mieux c'est; et alors que la cuisine embaume, l'attente se transforme en exercice de maîtrise de soi sialagogue. Quand la viande tombe toute seule de l'os (après au minimum 2 heures, mais les plus stoïques peuvent faire durer la torture jusqu'à 4h et plus), c'est parfait. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette viande n'est pas grasse. Le bouillon peut être réutiliser à loisir pour faire cuire de pâtes, préparer des soupes...
Ô rage, ô désespoir, je n'ai jamais croisé de pièce fumée sur les étals des boucheries parisiennes et me contente d'en récupérer quand je vais faire un tour dans les Vosges. Mais si jamais la chance vous sourit, n'hésitez pas!
La photo vient de